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Nous présentons ci-dessous un entretien donné par Eric Falconetti, président de TV Asso (candidate malheureuse au canal 7 à Marseille), au quotidien 20 Minutes - Grand Marseille.
Le CSA a attribué le septième canal hertzien de Marseille (1,3 million de téléspectateurs potentiels) au projet TV7 Marseille du groupe Lagardère et d’AB. Comptez-vous contester cette décision ? Nous y réfléchissons. Nous avons trois mois pour lancer un recours, ce qui nous laisse jusqu’à début février. On peut envisager de saisir le Conseil d’Etat. Il a déjà cassé des décisions du CSA concernant la télévision numérique terrestre, notamment sur des questions de concentration des médias au sein d’un même groupe. Quels arguments comptez-vous invoquer ? Le principal serait la concentration des médias. A Marseille, Lagardère possède déjà La Provence et AB détient 50 % de TMC. La régie publicitaire sera la même que celle de La Provence. Nous pouvons aussi invoquer le fait que le plan de financement, les capitaux et le directeur d’antenne de TV7 ont changé quelques jours à peine avant l’audition des projets devant le CSA. Deux autres associations avaient postulé pour le canal 7. Envisagent-elles également un recours ? L’une d’elles étudie aussi la possibilité d’un recours en justice. TV Asso comptait fonctionner sur un budget annuel de 1,5 million d’euros avec 80 % de subventions. Avez-vous été soutenu par les politiques ? Nous avons contacté toutes les collectivités : communes, communauté urbaine, département, région. Nous avons eu des encouragements forts mais peu d’engagements financiers. Les collectivités disaient attendre que le CSA nous attribue le canal pour nous soutenir, et le CSA disait ne pas pouvoir nous attribuer le canal s’il n’était pas sûr de nos financements. Avec 80 % de subventions, TV Asso ne risquait-elle pas d’être dépendante des politiques ? Entre dépendre des politiques ou dépendre des financiers, je préfère les politiques. On sait qu’ils sont là pour une certaine durée, on peut les voir... Ici en l’occurrence, les collectivités locales ne semblaient pas encore prêtes à travailler avec les associations sur ce genre de projet. Il nous a peut-être juste manqué un peu de temps. Quelle pourrait être la solution pour financer les télés associatives ? On pourrait mettre en place un fonds de soutien, indexé sur le chiffre d’affaires de la publicité télévisuelle. Un système de ce genre existe déjà pour les radios associatives. Une télé associative doit-elle forcément être un contre-pouvoir ? Dans notre projet, on ne voulait pas faire du Charlie Hebdo mais de la télé de proximité, avec des unités de production décentralisées dans les quartiers pour donner la parole aux habitants. Après, il y a un tel retard dans la télé associative en France qu’il faut peut-être ruer dans les brancards. Propos recueillis par Frédéric Legrand pour 20 Minutes – Grand Marseille |
 
 
 
13 juin 2005
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31 décembre 2004
27 décembre 2004  
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