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Malgré la revendication du statut de "quatrième pouvoir", les médias suivent parfois de très (trop) près la ligne officielle, soit parce que les sources officielles sont les seules disponibles, soit parce qu’ils ne souhaitent pas se mettre à dos un pouvoir qui représente une de leur toute première source d’information. Ainsi, le débat médiatisé se cantonne bien souvent aux points de vue relayés par les grands courants politiques. Les propriétaires et les directeurs des médias dominants partagent souvent, et plus particulièrement lorsqu’ils s’agit d’entreprises privées, le parcours des élites politiques. Ils évoluent souvent dans les mêmes cercles. Le cas de l’Italie pousse à l’extrême cette logique en ce qu’elle annihile la frontière entre médias et politique : le chef du gouvernement y est aussi le propriétaire des médias les plus influents. Dans ce contexte, la définition de ce que les médias présentent comme "actualité" doit être jugée à l’aune de ces rapports incestueux entre les univers de la politique, des grandes entreprises et des médias. Pour continuer à s’informer : Appel à des Etats généraux pour une information et des médias pluralistes La saison des coups tordus... |
 
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