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Ce lundi matin 3 octobre, ouverture du JOURNAL DE 7 HEURES, juste après les sacro-saintes prévisions du temps. Tonitruant, Franck Mathevon démarre sur les grèves du 4 octobre. Lire aussi, par le même auteur, "Mobilisations du 4 octobre : médias de classe contre majorité. Voici le relevé exact de l’introduction de Franck Mathevon au "journal" : « L’épreuve de la rue pour le gouvernement Villepin. MARDI NOIR demain en France. Journée nationale d’action pour les salaires et l’emploi. Dominique de Villepin affronte le premier grand test de sa politique sociale, alors que son équipe a les mains DANS LE CAMBOUIS de la SNCM. Réunion de la dernière chance aujourd’hui à Marseille pour sauver l’entreprise. » A la place de « MARDI NOIR », on aurait pu imaginer « MARDI DE LUTTES ET D’ESPOIR » et à la place des « MAINS DANS LE CAMBOUIS » on aurait pu imaginer « ...alors que son équipe se rend chez les travailleurs de la SNCM, QUI LUTTENT FAROUCHEMENT POUR CONSERVER LEUR OUTIL DE TRAVAIL ». Mais faut pas rêver... On a l’habitude, sur France-Inter, de ce genre de propos. Cette station n’aligne-t-elle pas chaque matin une équipe de choc qui défend sans faiblir l’ultra-libéralisme, la mondialisation capitaliste, le démantèlement de tous les acquis sociaux et l’Europe libérale ? Qu’on en juge. Sous la houlette tour à tour de Stéphane Paoli et de Pierre Weil, les zélateurs du capital ne manquent pas : Pierre Le Marc, Jean-Marc Sylvestre, Stéphane Leneuf, Brigitte Jeanperrin, Bernard Guetta, Quentin Dickinson pour l’Europe, et j’en passe et des meilleurs ! Pour toute cette clique, le référendum du 29 mai n’a pas eu lieu : leur campagne effrénée contre le « non » et pour le « oui » continue de plus belle. Que ces journalistes et chroniqueurs puissent mener à leur guise et sans opposition leurs attaques contre la volonté populaire prouve à quel point les mouvements de critique des médias sont incapables par eux-mêmes de renverser le rapport des forces dans les médias, malgré un militantisme effréné et une production critique de haut niveau. LE VRAI SCANDALE N’EST PAS LA ! Mais ce qui est encore plus scandaleux, totalement, absolument, fantastiquement scandaleux, c’est que demain, mardi 4 octobre, après le grand éclair de conscience du 29 mai sur le hold-up effectué par les classes dominantes sur les médias, il n’y aura pas un mot d’ordre, pas une banderole, pas un cortège qui dénoncera l’étouffement par les grands médias de la voix des mouvements sociaux, pas une banderole, pas un mot d’ordre qui revendiquera une démocratisation immédiate et radicale de l’accès à ces médias, aux conditions et aux heures choisies par les mouvements sociaux. Conditions et heures choisies au même titre et avec infiniment plus de légitimité que ne le font les Villepin et Sarko, qui y ont table et couvert servis à toute heure du jour et de la nuit, pour les vingt heures comme pour les sujets people ! Demain, pas un syndicat ni un parti national mobilisés dans tout le pays ne crieront un mot d’ordre contre l’appropriation totale des grands médias par la caste dominante, une appropriation qui leur permet d’ôter la parole aux mouvements sociaux, d’étouffer leur voix et d’en rendre compte selon le seul point de vue d’en haut ! UNE EVIDENCE Aussi longtemps que les organisations de critique des médias, les intellectuels critiques, les associations de tous ordres n’auront pas OBLIGE LES GRANDES ORGANISATIONS SYNDICALES ET POLITIQUES NATIONALES qui manifesteront demain à mettre au premier plan, dans chaque manifestation, déclaration, liste de revendications, le mot d’ordre de démocratisation radicale des médias, passant par l’accès libre à leurs studios, aux heures de grande écoute et aux conditions du mouvement, TOUT LE RESTE NE SERT A RIEN. Ni les radios libres, ni les télés libres, ni les feuilles libres, ni les Etats généraux des médias, ni les blogs, ni les sites internet ! Toute cette énergie critique phénoménale NE SERT A RIEN, absolument à rien. Face à l’inertie des syndicats et des partis de gauche sur la question centrale de l’accès aux grands médias, face au point aveugle qui leur masque l’outrage démocratique qu’ils subissent en permanence sur ce terrain, face au verrou qu’ils n’ont jamais voulu faire sauter et qui fait d’eux des obligés de ces médias, il faut tout mettre en œuvre pour que ces organisations
Faute de comprendre que le verrou médiatique est central dans l’organisation et le succès des luttes sociales, faute de comprendre que ce verrou doit être détruit MAINTENANT, ET EN PRIORITE par les grandes organisations du mouvement social et ouvrier, on peut craindre, face à la monstrueuse croissance de la pauvreté et de la paupérisation dans tout le pays, que le peuple finira par désespérer vraiment et par lancer dans une direction qui pourrait être tragique. Un peuple bâillonné est un peuple sans avenir. |
 
 
 
 
30 novembre 2005
28 novembre 2005
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22 juillet 2005
5 juillet 2005  
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