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Science et Médias, une relation nouvelle ?
Sebastián Szkolnik
Mise à jour : 13 avril 2006
logo ARTICLE 635

Les relations entre la science et les médias prennent de nouvelles ampleurs. La place des experts s’est modifiée pendant ces dix dernières années, notamment avec l’arrivée de la « vache folle » dans les marchés alimentaire et médiatique. Leurs interventions ont dépassé le cadre de l’information pour le grand public pour devenir des véritables génératrices de débat social, particulièrement en temps de crise et d’incertitude.

La production scientifique n’est pas individuelle. Les connaissances des scientifiques sont établies par la lecture d’articles, par l’assistance à des séminaires et par le « simple » établissement de liens avec d’autres institutions de recherche. Dans cette même production, ils rédigent les résultats de leurs recherches ; ce qui leur permet d’acquérir une expérience dans la médiatisation de la connaissance. L’activité scientifique change alors les stratégies de communication en fonction de ses destinataires. Nous allons aborder différentes constructions de la communication scientifique en fonction de la diversité de leurs producteurs et de leurs consommateurs. Nous verrons ensuite les stratégies de communication sur la science adaptées au grand public. Dans celles-ci, l’intervention des professionnels de la communication établissant un lien entre les hommes de science et les « profanes » peut se légitimer dans la figure du « troisième homme ». Nous observerons en même temps que les experts scientifiques ne peuvent s’exprimer au nom du savoir qu’à condition d’accepter certaines règles du jeu médiatique que nous décrirons vers la fin de cet article.

 

Des formes de communication scientifique

Éliséo Véron classifie la communication scientifique à base de quatre critères. Le premier appartient à la communication endogène intra-disciplinaire où « l’énonciateur et le destinataire sont placés dans la situation à titre de scientifiques travaillant dans un même secteur d’une même discipline [1] ». Par exemple, un génétiste qui fait de la recherche sur le virus h5n1, dit de la grippe aviaire, fait connaître ses résultats à d’autres spécialistes dans son domaine.

Le deuxième modèle est celui de la communication endogène inter-disciplinaire où l’échange s’établit entre scientifiques qui n’appartiennent pas à une même discipline. Cela peut être le cas lorsque le génétiste faisant des recherches sur les mutations des virus respiratoires, communique avec des vétérinaires afin d’établir des mesures de précaution à prendre. Ces deux cas représentent une communication « interne » au secteur scientifique. Dans les deux autres modèles la « cible » devient le grand public. Il s’agit d’un destinataire qui n’est pas spécialisé mais qui pourtant est le récepteur des discours scientifiques.

Ainsi, le troisième modèle, celui de la communication endogène trans-scientifique, nous fait rentrer dans la vulgarisation scientifique (v.s.). « L’énonciateur s’auto-définit comme scientifique et comme producteur de connaissances. L’acte de communication a donc son point d’origine à l’intérieur des institutions scientifiques, d’où la qualification d’endogène [2] ». Le scientifique, ayant une certaine compétence dans son domaine, prend la parole pour s’adresser aux « profanes ».

Finalement, nous avons la communication exogène sur la science qui constitue le genre de v.s. le plus fréquent. L’énonciateur est un journaliste qui s’approprie d’un savoir et le transforme à travers son « habitus » professionnel, ce qui fait à la spécificité de ce modèle. Pour cela, il a besoin de consulter des experts afin de fonder et de légitimer son discours. Il se produit alors une double transformation : celle de l’émetteur, qui n’est plus un scientifique et celle du récepteur qui sera maintenant associé au grand public.

Bien entendu, ces quatre modèles ne sont jamais à l’état pur. Nous allons centrer l’attention sur les deux derniers modèles car ils incluent le grand public à partir d’une diffusion médiatisée des faits de science.

 

La science vers le grand public

Pour commencer à décrire les différentes figures de la vulgarisation il faut dire que les médias sont considérés comme un support favorable à la diffusion du savoir scientifique. Ceci devient fondamental en périodes de crise car cela permet au public de savoir quelles sont les grandes lignes de la recherche d’une solution technique aux problèmes de société et pouvoir ainsi, peut-être, se faire un jugement.

Un des premiers modèles de vulgarisation scientifique est « celui de la mise en scène de la V.S., inaugurée par Fontenelle (...) - à savoir le dialogue entre un savant et une femme ignorante mais intelligente [3] ». Ce fait a pu changer à travers le temps. En effet, « l’idéal littéraro-philosophique de l’âge classique a reculé devant une civilisation technicienne dont les membres, public potentiel de la V.S., ont reçu une formation initiale plus ou moins spécialisée [4] ». Toutefois, ce modèle perdure, même si différemment, de nos jours. Nous pouvons le constater en consultant le site Internet www.grippeaviaire.gouv.fr, développé par le Service d’Information du Gouvernement [5], qui propose différentes séries de « questions-réponses » conçues pour rassurer les consommateurs. Le public peut avoir l’impression de participer à l’acte de communication du fait que le texte contient des questions posées à des spécialistes.

Un autre exemple de v.s. est fourni par l’écriture des faits scientifiques comme s’ils étaient des contes. Communiquer une information scientifique n’est pas simple : « C’est d’un recadrage qu’il s’agit. Les problèmes de langage l’imposent ; il doit se faire une traduction, d’un jargon technique vers la langue usuelle [6] ». Le spécialiste s’adresse au public avec des mots « accessibles ».

Toutefois, ce phénomène de traduction du langage scientifique dans un autre plus « familial » peut devenir « contre-productif ». C’est-à-dire que le discours scientifique peut se rendre plus incompréhensible que ce qu’il l’est à l’origine, entretenant le fossé culturel existant au lieu de le résoudre. L’un des problèmes du discours vulgarisé est qu’il ne s’occupe pas assez d’apprendre au public la signification des mots techniques, des mots qui à l’intérieur de la science ont une signification précise [7]. Pour le résoudre, les scientifiques doivent adopter une démarche éducative lors de la construction de leurs discours envers le public.

Il n’est pas rare de faire usage des images pour illustrer les interventions des scientifiques. « Son mérite, qu’exprime le proverbe chinois : « Une image vaut un millier de mots », est sa richesse d’information. [8] ». Les métaphores sont aussi un recours utilisé pour (re)construire les discours sur les faits scientifiques en l’approchant du langage utilisé par le grand public. Autrement dit, face à un marché de l’information non spécialisé, l’expression scientifique change pour s’adapter aux consommateurs propres à celui-ci.

 

Le troisième homme

Dans les formes précédemment décrites, les scientifiques peuvent avoir recours à un médiateur pour atteindre le grand public. Il s’agit du « troisième homme » qui est un intercesseur « responsable de la communication des éléments de pensée entre ceux qui les fabriquent, dans un langage abstrait mais nécessaire à un système hautement cohérent, et ceux qui, éventuellement, devraient après information avoir droit de regard sur les décisions qui en résultent [9] ». Il doit donc avoir à la fois un très bon niveau de compréhension des connaissances scientifiques et un bon sens d’approche du public.

Avec cette figure, l’activité de vulgarisation trouve une légitimité propre aux hommes des médias qui prennent en charge la mission de communiquer des faits de science au grand public : les journalistes doivent s’instruire, se cultiver sur le plan scientifique. Ce professionnel construit un discours différent de ceux produits par les experts tout en les citant en même temps. Il est donc un producteur de discours ainsi qu’un médiateur.

Dans son exercice de transmission de connaissances scientifiques, le troisième homme peut construire un message par des discours rapportés. Mais il n’est pas le seul : « En tant que lieu de passage, les médias ordinaires sont aussi des lieux d’utilisation de la science par diverses communautés (politique, économique, morale...) productrices d’opinion, avec les médias (ou à leur insu ?), qui, en les mettant en scène, leur donnent plus de poids [10] ». Par effet de citations et de répétions des termes et des concepts produits par les scientifiques, les discours des experts prennent de la place dans les médias et s’instaurent dans l’opinion publique [11]. Dans cette entreprise, les sens de leurs interventions changent forcement.

 

Des experts dans les médias

Selon quelques auteurs, les scientifiques les plus disposés au traitement du discours scientifique par la vulgarisation, sont des professionnels reconnus par leurs pairs ; certainement parce qu’ils « peuvent plus facilement surmonter les risques de critique [12] ». Ils sont alors les plus sollicités pour donner des argumentations sur un phénomène. Mais leurs apparitions sont ambivalentes à l’intérieur de la communauté scientifique car leurs discours, autrefois légitimés par leurs pairs, commencent à être soumis à d’autres facteurs de jugement : la médiatisation des discours des experts est si importante que leur reconnaissance et leur notoriété publiques deviennent un paramètre à considérer par la dite communauté.

Certains scientifiques craignent alors des excès médiatiques en montrant leurs activités vers le public, ce qui les éloignerait des moyens de communication de masse. En effet, pour eux, le fait de communiquer plus signifie exposer à la place publique les hypothèses comme les controverses, ceci étant des motifs pour renforcer la défiance du public à l’activité scientifique sous certaines conditions. Des effets de censure peuvent alors s’apercevoir : « Si on tient un discours scientifique vrai, on risque en effet d’être incompréhensible et peut-être, du coup, de susciter la peur. Mais si on simplifié à l’extrême, on finit par avoir un langage de benêt. Et les gens se disent que c’est trop simpliste et que ça doit cacher quelque chose [13] », explique un chercheur.

D’autres scientifiques pensent que le seul fait de rendre publics les résultats d’une recherche suffit comme élément d’approche envers la société. Ils ne considèrent pas les différences discursives existantes, voire du capital, entre eux et le public destinataire du message. C’est pour cela que la vulgarisation scientifique telle qu’on l’a décrite sera mise en question. Mal partagé, le savoir risque de ne pas sortir des sphères des spécialistes, en laissant les « profanes » en dehors de toute discussion. Une nouvelle stratégie de communication s’avère donc indispensable pour organiser des débats.

Il devient nécessaire de décrire la science comme une activité sociale parmi d’autres, engendrant des succès, mais aussi des erreurs et des fraudes, susceptible donc de rentrer « en crise ». Il est important de « faire comprendre au public que les chemins qu’elle emprunte résultent parfois moins de considérations objectives que de choix personnels ou de décisions politiques, voire de présupposés idéologiques [14] ».

Dans ce sens, Pierre Fayard affirme que l’ouverture vers un public non-spécialiste n’est pas un processus spontané. Celui-ci est le résultat d’une pratique plus démocratique de la science et des prises de décisions techniques. Il caractérise cette nouvelle étape de l’approche entre la science et le public comme une « communication scientifique publique ». Celle-ci engloberait dans sa problématique celle de la vulgarisation. Tout de même, elle « apporte néanmoins quelques éléments nouveaux, dont l’un des plus fondamentaux consiste en la prise en compte du point de vue, et des représentations particulières des non-spécialistes auxquels elle s’adresse [15] ». Le public peut être considéré comme un des acteurs producteurs de ce discours. Comme dirait Stuart Hall il est bien le récepteur mais aussi la source du message, du moins dans une partie de la production de celui-ci [16].

Ce « cinquième » modèle de communication, que nous nous permettons d’ajouter, réinsère les sciences dans la société pour y mener une réflexion génératrice du débat. Les conséquences des choix technologiques et scientifiques atteignent une telle amplitude que les moyens de communication ne peuvent pas les négliger. Ceux-ci font appel aux scientifiques pour avoir un avis technique à propos de décisions prises par le pouvoir politique. Toutefois, ceci est fait « dans un indéniable contexte de dramatisation dans lequel les idées scientifiques sont présentées par des individus, des « stars de la pensée », exerçant une fascination sur l’opinion publique [17] ».

Ces « stars » peuvent intervenir pour des « affaires » différentes. Ainsi Mme Jeanne Brugère-Picoux, « spécialiste française de la maladie de la vache folle [18] », participe aussi à l’information sur la grippe aviaire, si bien qu’à un moindre degré [19]. Mais, à la différence des relations établies entre le pouvoir public et les scientifiques, les experts s’expriment au nom de sa reconnaissance scientifique ou médiatique et non forcement au nom de la reconnaissance investie par les autorités politiques. Ce sont les responsables des médias qui jugent leur présence et leur niveau d’exposition et de clarification dans l’espace médiatique.

 

Des temps différents

Comme on l’a vu précédemment, les experts sont convoqués à exposer leurs avis dans les médias. Ils doivent faire face à certains obstacles. Par exemple, le coût du temps pour ces entreprises qui sont les médias. Elles doivent alors maintenir le public attentif durant l’intervention des scientifiques. Afin d’amortir leurs investissement, les espaces de diffusion d’information sont fort fragmentés et mesurés, laissant une place faible aux experts, si l’on considère la place que l’application de leurs travaux occupe dans nos vies quotidiennes.

Les experts doivent donc réduire leurs discours dans un temps strict : les contenus des années de recherche doivent être expliqués en quelques mots. Cette réduction discursive reflet une « contradiction inhérente à la rencontre entre sciences et médias : entre le projet vulgarisateur (réel ou simulé) d’expliquer la science et les contraintes institutionnelles et techniques de rapidité des médias qui ne peuvent que la montrer [20] ». Cette situation s’aggrave en temps de crise lorsque les scientifiques doivent répondre dans l’urgence. Une différence du temps s’impose car la construction du savoir peut être beaucoup plus lente que l’élaboration d’une réponse immédiate. Ceci peut mettre les experts dans une situation difficile à gérer, car ils doivent donner des réponses certaines quand ils en ont à peine pour eux-mêmes, dans les meilleurs des cas.

Cette contradiction entre les discours scientifiques et médiatiques est la résultante des différences de structures entre ces deux domaines. Dans le cas de la science, on démontre les résultats de recherche par les biais de longues démonstrations. La science arrive à convaincre par des explications rationnelles et complexes. Par contre dans les médias, les discours « impressionnent, et ne disposent que de quelques minutes pour emporter l’adhésion [21] ». Le temps d’exposition n’est pas le seul obstacle auquel les experts peuvent être confrontés. Il se peut que les médias posent des questions dont la réponse échappe aux capacités d’argumentation de la science. Si la science ne sait pas tout, comment peut-on penser que les experts pourront répondre à toute consultation ? Est-ce que la confiance que l’on fait à la science est si grande qu’on a pensé que les experts pouvaient tout expliquer ? « On leur demande d’apporter une réponse à une question concrète, à une question située et posée en dehors du domaine scientifique, à une question souvent trop complexe pour avoir une réponse scientifique (...) Les experts doivent donc s’exprimer, alors que la science qu’ils incarnent ne fournit qu’une connaissance lacunaire [22] ». Peut-être alors Jeanne Brugère-Picoux n’ait pas tort quand elle dit que « Si on ne sait pas, il faut avoir l’honnêteté de le dire [23] ».

 

Vers une nouvelle construction du savoir

Nous pouvons conclure avec une dernière question. Si nous considérions comme un fait le développement de ce cinquième figure de la communication scientifique qui prend en compte les points de vue des non-spécialistes, caractérisée comme « publique », nous sérions dans une vision qui donnerait une place à l’intervention « profane » qui, peut-être, n’est pas encore arrivée à maturité. Certes, la parole de l’« homme de la rue » est prise dans la construction de l’information, mais souvent pour l’inclure dans des scénarisations chaotiques dont leurs témoignages rendent compte d’une situation de panique qui se généralise par des effets de résonance. Cette cacophonie a aboutit à des baisses d’achat importantes dans le marché des volailles, malgré le fait que la consommation du poulet ne transmet pas la grippe aviaire. Ceci n’est pas surprenant pour le directeur du Centre d’Information des Viandes, M Louis Orenga, qui dit qu’il « est tout à fait normal qu’à partir du moment où le consommateur reçoit une information d’alerte, il ait des doutes [24] ». L’incertitude propre aux limites du savoir scientifique accroît quand elle se traduit dans une fiction qui se fonde en information. Si nous considérons l’hypothèse de la directrice du département de consommation au Credoc, Mme Pascale Hébel, par laquelle la consommation des poulets revient à ses niveaux normaux, comme cela a été le cas pour la « vache folle », une fois que « les gens sont sûrs que ça ne va pas revenir » et que, grâce à des explications suffisantes, ils « devraient revenir à des comportements plus mesurés [25] » ; nous croyons qu’il est valable de se demander si les « retours à la normale » sont le produit d’une communication « rassurante » envers les consommateurs ou le simple abandon par les médias des sujets qui cessent d’intéresser ou d’alerter leurs publics.

Sebastián Szkolnik [26]

[1] Véron, Éliséo, Entre l’épistémologie et la communication, in Revue Hermès n° 21, CNRS éditions, 1997, p. 29.

[2] Véron, Éliséo, Entre l’épistémologie.... Op. cit, p. 31.

[3] Jacquinot, Geneviève, Des Images et des sons pour faire savoir. Ou les formes audiovisuelles de la vulgarisation scientifique, in Vulgariser La Science. Le Procès de l’Ignorance, ouvrage collectif sous la direction de Jacobi, Daniel et Schiele, Bernard, collection Milieux, éditions Champ Vallon, 1988, p. 155.

[4] Mortereux, Marie-Françoise, La vulgarisation scientifique. Parole médiane ou dédoublée, in Vulgariser La Science.... Op. cit, Page145.

[5] Ce service offre des consultations téléphoniques sur le 0 825 302 302 à €0,15 la minute.

[6] Laszlo, Pierre, La Vulgarisation Scientifique, Que sais-je ? N° 2722, PUF, 1993, p. 9.

[7] Comme le souligne Daniel Jacobi quand il parle des « propriétés formelles des termes scientifiques » : « Un terme dénomme et désigne sans ambiguïté : il monosémise. Ceci a une conséquence très importante : la synonymie est interdite. Tout autre mot « proche » ou « voisin » ne peut recouvrir le signifié plein d’un terme scientifique. Autant de qualités qui peuvent devenir rapidement encombrantes », in La communication scientifique. Discours, figures, modèles, PUG, 1999, p. 135.

[8] Laszlo, Pierre, La Vulgarisation... Op. cit, p. 79.

[9] Moles et Oulif, « Le troisième homme, vulgarisation scientifique et radio », in Diogène, 58, 1967, p. 33. Cité par Jacobi, Daniel et Schiele, Bernard in Vulgariser La Science... Op. cit, p. 16.

[10] Moirand, Sophie, Formes discursive de la diffusion des savoirs dans les médias, in Revue Hermès n° 21, CNRS éditions, 1997, p. 42.

[11] Il y aurait des termes qui rentreraient dans un système, dont Pierre Bourdieu caractérisait comme une « circulation circulaire de l’information », dans lequel certains médias parlent de ce que leurs confrères ont déjà traité ; provoquant en même temps le déclenchement d’un autre média qui intervient parce que « tout le monde en parle », etc. Cela serait alors par cette boule de neige que l’on finit pour parler sur des sujets, et non forcement des concepts, tels que le « prion » ou le virus « h5n1 , malgré les difficultés épistémologiques que l’usage de ces termes peut poser.

[12] Jacobi, Daniel et Schiele, Bernard, La vulgarisation scientifique. Thèmes de recherche, in Vulgariser La Science.... Op. cit., p. 33.

[13] Bruno Lina, directeur du Centre de référence des virus grippaux de Lyon. Propos recueilli par Pierre Bienvault pour le dossier Informer sans alarmer, un pari impossible ?, in La Croix du 22 novembre 2005.

[14] Claessens, Michel, La Technique contre la Démocratie. éditions du Seuil, mai 1998, p. 25.

[15] ayard, Pierre, La communication scientifique publique. De la vulgarisation à la médiatisation, Chronique Sociale, Lyon, 1988, p. 33.

[16] Voir Stuart Hall, Codage/Décodage, in Réseaux 1997. Article disponible sur le site internet de cette revue.

[17] Restier-Melleray, Christiane, Experts et expertise scientifique. Le cas de la France, in Revue Française de Science Politique, n° IV, Août 1990, page 567.

[18] Jeanne Brugère-Picoux La pionnière de l’ESB, in Le Point numéro 1467, 27 octobre 2000, p. 106.

[19] Nous avons référencé 22 articles de presse la citant en ce qui concerne des informations sur la grippe aviaire contre 164 pour ce qui est de la « vache folle ».

[20] Moirand, Sophie, Formes discursives...Op. cit, p. 41.

[21] Fayard, Pierre, La communication scientifique publique... Op. cit., p. 97.

[22] Laügt, Olivier, Discours d’expert et démocratie, L’Harmattan, France, 2000, p. 125.

[23] Cité par Pierre Bienvault pour le dossier Informer sans alarmer, un pari impossible ?, in La Croix du 22 novembre 2005.

[24] Cité par Sophie Laubie, in La phobie vache folle revient : le consommateur prend le poulet en grippe, AFP, 21 octobre 2005

[25] Citée par Sophie Laubie, in La phobie vache folle revient... Op. cit.

[26] Cet article est issu de mon mémoire de Maîtrise Les experts dans la crise agro-alimentaire. L’instauration d’un débat médiatique, sous la direction de Mme Janine Delatte, année 2000-2001. Il est consultable dans le département des Etudes en Information et Communication de l’Université Paris VIII.


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