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REFUSONS LA TÉLÉ SARKO
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« 80% des images montées dans mon sujet proviennent de l’UMP » !

C’est cette incroyable confession, publiée le 7 novembre par « Le Monde », que vient de faire un journaliste de France 3.

Ainsi, une fois de plus, le Service public a trompé le téléspectateur !
Ces derniers croyaient à un reportage réalisé par une équipe de journalistes de France 3, ils n’ont eu droit qu’à une nouvelle diffusion promotionnelle du Ministre de l’intérieur-président de l’UMP-candidat à la présidence.

Retour sur image.

La société « Etudes, techniques et communication » produit et diffuse depuis l’automne 2005 les images du ministre-candidat dans les salles de ses meetings. Depuis la rentrée, ETC assure seule, le tournage de l’entrée en scène de Sarkozy.
Il en allait ainsi le 3 septembre à Marseille, où cette société était seule autorisée à le suivre, le filmant en travelling , scénarisant ainsi à outrance sa prestation. C’est cette image qui a été reprise par la plupart des chaînes de télévisions.
Premier détournement de l’information.
Bien plus, les journalistes professionnels des télévisions étaient ce jour là relégués sur des praticables, de chaque côté de la scène, sans pouvoir effectuer librement leur travail.

Deuxième violation de la liberté d’informer.

Mais comme le précise l’UMP dans l’article du Monde : « C’est le meilleur rapport coût-efficacité que nous ayons en matière de communication » !

Ça suffit

Jusqu’à quand les Directeurs de l’information et les rédacteurs en chefs des chaînes de service public vont-ils accepter ces atteintes à notre liberté d’informer ? Jusqu’à quand vont-ils accepter de faire passer les journalistes pour de simples relais du pouvoir comme au bon vieux temps de l’ORTF ?
Jusqu’à quand vont-ils tromper le public ?

Le SNJ-CGT de France Télévisions demande aux cadres et aux journalistes de terrain de refuser d’intégrer à nos sujets ces images de propagande.
Il appelle les journalistes qui se verraient refuser de travailler librement par les organisateurs de meetings à quitter les lieux et à saisir les syndicats, afin que nous puissions poursuivre devant les tribunaux pour atteinte à la liberté de la presse.

Paris le 9 novembre 2006.


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